Articles Défense
Lettre TBM n°53 —
Analyse au vol
SCAF avec un S comme… souveraineté ?
DéfenseAnalyse au volMême si l’on peut contester un certain nombre de ses fonctionnements, de ses lourdeurs, voire de ses dérives technocratiques et réglementaires, remettre en cause la construction de l’Union européenne ne relève pas des compétences ni des attributions des équipes ID Aero+. Mais cela n’empêche pas de rappeler que si le projet européen a prévu des abandons d’autorité au nom du principe de subsidiarité, il n’a pas été construit sur la notion d’abandon de souveraineté.
Souveraineté, un nom, un principe et un concept magnifiques sur lequel nous avons déjà écrit par le passé et en vertu duquel Paris, Berlin, Madrid ou Rome restent maîtres de leur destin, quand bien même ces capitales ont décidé de s’unir, y compris via une monnaie commune.
Rester maître de son destin veut dire que l’on peut être amené à faire des concessions au nom de la coopération, mais jamais à céder en y étant forcé. La crise grecque aura montré les limites de cette situation même si, in fine, Athènes a toujours eu le choix : respecter les règles imposées par Bruxelles ou sortir du jeu européen, au risque de voir son économie s’effondrer. C’est toujours quand sont en jeu les sujets cruciaux que l’on teste les limites d’une union.
🔒 Réservé aux abonnésLettre TBM n°52 —
ACHTUNG !
partie 2
DéfenseSociétésCertains de nos compatriotes s’en vont sautant comme des cabris en clamant AIRBUS, AIRBUS, AIRBUS… croyant avoir trouvé la stratégie universelle. Ils proposent l’Airbus de l’aviation militaire, du ferroviaire, de l’énergie, des télécommunications, du naval …
Dans les colonnes du mensuel TBM AERO nous avons souvent démontré les différences entre l’aviation civile et militaire, rendant les méthodes non transposables d’une industrie à l’autre.
Notre pays est à nouveau confronté à des choix stratégiques en matière d’avions de défense.
Les arguments d’hier sur les prétendues vertus de la coopération type Airbus, nous sont de nouveau resservis, nous pensons utile de rappeler quelques vérités sur ce programme franco-allemand. Un rappel qui sera utile pour le choix de la bonne stratégie concernant nos programmes d’avions militaires.
Compte tenu de l’ampleur du sujet, nous le traitons sur deux lettres :
La première lettre a été consacrée à l’histoire du programme AIRBUS qui, français à l’origine, est devenu de plus en plus allemand au fil des années. Une histoire justifiant notre titre ACHTUNG.
La seconde et présente lettre est consacrée au programme NGF/SCAF ainsi qu’aux raisons de l’impasse où se trouve actuellement ce projet européen. Une chronique attendue.
Dans un second volet, devançant l’échec inévitable du SCAF, nous présentons les atouts du RAFALE. Il peut parfaitement remplacer l’irréalisable avion européen, voire plus.
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ID AERO suit la vie aéronautique depuis 1989. Son mensuel TBM AERO a décrit les stratégies mises en œuvre, notamment l’évolution d’Airbus.
Vous trouverez en complément de cette Lettre TBM :
- une note d'analyse rédigée en 2023 : « Les aéronautiques militaires européenne et française » publiée en juin 2023,
- et une chronologie simplifiée des articles du TBM consacrés à l'avion de combat futur sur la période 2017-2023
🔒 Réservé aux abonnésLettre TBM n°50 —
ACHTUNG !
DéfenseSociétésCertains de nos compatriotes s’en vont sautant comme des cabris en clamant AIRBUS, AIRBUS, AIRBUS… croyant avoir trouvé la stratégie universelle. Ils proposent l’Airbus de l’aviation militaire, du ferroviaire, de l’énergie, des télécommunications, du naval …
Dans les colonnes du TBM nous avons souvent démontré les différences entre l’aviation civile et militaire, rendant les méthodes non transposables d’une industrie à l’autre.
Notre pays est à nouveau confronté à des choix stratégiques en matière d’avions de défense.Les arguments d’hier sur les prétendues vertus de la coopération type Airbus, nous sont de nouveau resservis, nous pensons utile de rappeler quelques vérités sur ce programme franco-allemand. Un rappel qui sera utile pour le choix de la bonne stratégie pour nos programmes d’avions militaires.
Compte tenu de l’ampleur du sujet, nous le traiterons sur deux lettres :Première lettre : consacrée à l’histoire du programme AIRBUS qui, français à l’origine, est devenu de plus en plus allemand au fil des années. Une histoire justifiant notre titre ACHTUNG.
Seconde lettre : consacrée au programme NGF/SCAF et aux raisons de l’impasse où se trouve actuellement ce projet européen.
Dans ce second volet, devançant l’échec inévitable du SCAF, nous présenterons des pistes d’un plan B de la France ; l’avion pouvant parfaitement remplacer et même au-delà, l’irréalisable avion européen.
ID AERO suit la vie aéronautique depuis 1989. Son mensuel TBM AERO a décrit les stratégies mises en œuvre, notamment l’évolution d’Airbus.
Vous trouverez en complément de cette Lettre TBM :
- une note rédigée en février 2018 : « AIRBUS (Ex-Airbus Group, ex-EADS) 1999 – 2017 ; d’une coopération franco-allemande à une coopération germano-française, Synthèse, Conclusions et recommandations »
- et une chronologie simplifiée des articles du TBM consacrés à Airbus/EADS sur la période 1999-2018
🔒 Réservé aux abonnésLettre TBM n°48 —
Analyse et Décryptage
... et Décryptage : Analyse au vol SCAFophonie
Analyse au volDéfenseQuand la cacophonie est de mise comme sur le dossier du SCAF depuis de longues semaines, apportant son lot de hauts et de bas, comme au yoyo, avec ses disputes et ses tentatives de réconciliation, il est bon que des experts, posés, sensés, éclairés, viennent nous apporter leur analyse pertinente, sans crier avec les loups, sans anathèmes ni invectives, avec le bon sens qui manque souvent aux passions.
C’est ce que fait Gérard Briard dans sa note éclairante sur les systèmes de systèmes [Lettre TBM n°47 du 01/12/2025 ] qui peut sans mal s’appliquer au programme SCAF et à ses différentes composantes dont celle de sa composante aéronef NGF. Ingénieur et gestionnaire, Gérard, qui fait partie des fondateurs d’ID Aero+, a longtemps travaillé à la DGA (qui était la Délégation Générale à l’Armement avant de devenir Direction), notamment comme responsable du bureau des moteurs et équipements aérospatiaux mais aussi à la DCN (non encore devenue DNCS puis Naval Group aujourd’hui), la Direction des Constructions Navales. Dans sa longue carrière, il s’est aussi occupé d’électronique, d’investissements étrangers, de restructuration.
Autant dire que son avis est précieux. D’autant que ses talents didactiques nous permettent de sortir des verbiages fréquents des soi-disant «experts ». Avec lui, on comprend rapidement ce qu’est un système de systèmes : un avion de combat avec son ravitailleur, ses appareils d’escorte, ses systèmes radars au sol ou embarqués, un porte-avions avec ses navires d’escorte, frégates, ravitailleurs, etc. Idem pour un sous-marin nucléaire avant qu’il ne se dissolve « dans la mer jolie ».
🔒 Réservé aux abonnésLettre TBM n°47 —
Analyse et Décryptage
Analyse : Système de systèmes en coopération ...
DéfenseLe métier d’architecte maitre d’œuvre est aussi vieux que toute entreprise qui doit associer différents corps de métier pour réaliser un travail fixé et payé par le maître d’ouvrage.
Le système de systèmes, terme apparu récemment, recouvre un concept également assez ancien dans le domaine tactique militaire : par exemple, l’emploi du canon de 75 mm a évolué au début de la Première Guerre mondiale pour aboutir à une coordination avec l’infanterie, infanterie et artillerie constituant ainsi un système de systèmes (à ce système, on ajoutera vers la fin de la guerre l’emploi coordonné des chars). Cette mutation s’est accompagnée d’une évolution de la ligne de commandement : notamment l’artillerie de contrebatterie, précédemment en réserve au niveau du corps d’armée, sera déléguée pour partie au niveau de la division ; on laisse le lecteur imaginer toutes les implications que cela a pu avoir en matière d’organisation, de coordination et de transmission.
Un système de systèmes est relativement structurant au plan opérationnel.
L’exemple le plus emblématique de système de systèmes du XXème siècle reste en France celui de la construction de la Force Océanique Stratégique.
Il ne s’agissait pas seulement de construire des sous-marins à propulsion nucléaire constituant une base de lancement de missiles (en soi déjà un système de systèmes) mais tout un ensemble avec ses moyens spécifiques, la base de l’Ile Longue, ses moyens de communications longue portée, les bombes ainsi que les moyens de maintenance, le tout avec l’objectif de maintenir au moins un sous-marin à la mer. Ceci s’est fait grâce à la mise en place de l’organisation Cœlacanthe avec son volet technique (le maitre d’œuvre principal Cœlacanthe) et son volet opérationnel (l’amiral Cœlacanthe).
Cette organisation [1] a montré sa capacité à arbitrer et à gérer en boucle courte les interfaces du système de systèmes et de ses acteurs ; notons qu’elle a fonctionné dans un environnement propice - étatique, industriel et quasi militaire - qui n’existe plus aujourd’hui.
🔒 Réservé aux abonnésLettre TBM n°44 —
Les jours du SCAF sont-ils comptés ?
DéfenseNos lecteurs ont peut-être gardé en mémoire notre étude sur les aéronautiques militaires européenne et française diffusée dans notre revue TBM de juin 2023. Nous y prédisions l’aboutissement inéluctable du SCAF, par cette phrase : « Alors, chacun rentrera chez soi et construira l’avion de Défense qui lui convient. »
Eh bien, c’est à peu près ce qui se dessine aujourd’hui.
Il semble que l’impasse du SCAF apparaisse désormais aux yeux des décideurs de chaque côté du Rhin. Nous en voulons pour preuve cette déclaration du député Christoph SCHMID membre de la Commission de Défense du Bundestag : « Ce ne serait pas une catastrophe pour l'Allemagne et la France de se séparer maintenant si c'est dans l'intérêt national ou européen ».
Voilà une opinion que nous partageons. Ne dépensons pas plus d’argent pour un programme mal né, voué à l’échec. Que chacun rentre chez soi et construise l’avion qui lui convient. Cela reviendra, au global moins cher et aboutira à des avions répondant aux besoins de chacun.
Pour montrer la convergence des opinions sur la fin probable du SCAF, vous trouverez dans les pages suivantes, un extrait de notre revue TBM de juin 2023 et quelques extraits de l’article de Charles Plantade publié dans les Echos du 28 août 2025.
🔒 Réservé aux abonnésLettre TBM n°40 —
Analyse au vol
Nucléaire : dissuadons-nous d’en dire trop
Analyse au volDéfenseCes derniers mois et encore très récemment, notamment lors de l’intervention télévisée du Chef de l’État le 13 mai dernier, des hypothèses, commentaires, analyses et décryptages ont pu être entendus concernant la dissuasion nucléaire française.
Pourquoi ? Parce qu’une nouvelle petite musique se fait entendre désormais sur le vieux continent, et singulièrement depuis l’arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump et les distances qu’il a prises vis-à-vis de l’OTAN, de l’Europe et du parapluie nucléaire américain jusque-là censé protéger ses alliés de ce côté-ci de l’Atlantique.
Cette petite musique, c’est celle de la seule alternative crédible depuis 1960 en Europe : celle de la France. Et sur cette musique apparaissent de singuliers couplets évoquant, jusqu’au sommet de l’Etat donc, la possibilité voire l’éventualité de voir la force de dissuasion française élargie à la défense de nos alliés et voisins
Lettre TBM n°37 —
Analyse au vol
Armement européen : attention au piège
DéfenseAnalyse au volBien sûr la conjoncture actuelle, avec la distance prise par les États-Unis de Trump à l’égard de l’Ukraine, de l’Europe, de l’OTAN, peut changer la donne et amener l’Union européenne à enfin se pencher sérieusement sur la question d’une défense du Vieux Continent qui ne dépendrait pas de Washington.
🔒 Réservé aux abonnésLettre TBM n°34 —
Analyse au vol
Une sanctuarisation trop belle pour être vraie
Analyse au volDéfenseVous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre. Alors que la France atteint des niveaux d’endettement record et qu’est lancé le concours Lépine des recherches d’économies - moins que celui de nouvelles taxes, nos politiques et nos fonctionnaires sont incorrigibles -, sur fond de querelles politiques entre partis (taxer les riches ou l’ensemble, plus nombreux, de la population ?), il est étrangement un poste budgétaire qui fait l’objet de peu de commentaires ni de propositions de coupes, c’est la défense donc la loi de programmation militaire dite LPM.
🔒 Réservé aux abonnésLettre TBM n°32 —
Analyse au vol
Ce qui se conçoit bien…
Analyse au volDéfense« Ce que l'on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément » écrivait Nicolas Boileau-Despréaux en 1674 dans son « Art poétique ». Le métier d’un capitaine d’industrie n’est pas forcément de manier les mots. Pas plus que ce n’est celui d’un génie militaire, qui doit d’abord se manifester par ses vues tactiques et stratégiques.
Lettre TBM n°31 —
Interview d’Éric Trappier sur le thème de la souveraineté
"Cet esprit résistant", prêt à tout pour maintenir ce que le général de Gaulle appelait "le trésor de la souveraineté française" constitue notre ADN
InterviewDéfenseSociétésDepuis la pandémie du Covid, depuis la guerre en Ukraine, le thème de la souveraineté revient au premier plan. Ses implications dans le domaine de l’aéronautique militaire sont nombreuses. Une entreprise les connait très bien et les prend à bras le corps depuis très longtemps : Dassault Aviation. Son PDG, Éric Trappier, a accepté d’ouvrir le dossier de la souveraineté pour ID Aéro.
Lettre TBM n°28 —
Au service de la France
DéfenseNotre attention a été attirée par le récent communiqué de Dassault Aviation :
Dassault Aviation devient mécène de la Fondation Charles de Gaulle (...) Une convention de mécénat a été signée par Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, et Hervé Gaymard, président de la Fondation Charles de Gaulle…
La signature d’un tel mécénat ne peut guère surprendre compte tenu de l’histoire commune entre le Général et l’avionneur. Chacun à sa manière, a contribué à défendre la souveraineté nationale et l’aéronautique militaire française.
La présente lettre TBM est un simple flash rappelant l’épisode du Mirage IV nucléaire qui est la concrétisation de la volonté gaullienne d’indépendance et de la haute technicité des ateliers de l’homme au trèfle à quatre feuilles, qu’était Marcel Dassault.
Bien d’autres épisodes suivront émaillant une histoire qui se prolonge jusqu’à nos jours et qui perdurera encore longtemps.
🔒 Réservé aux abonnésLettre TBM n°19 —
Analyse au vol
L’autre grand salon français
Analyse au volDéfenseSalon aéronautiqueDans notre métier du transport aérien, de l’aéronautique, de l’armement, du spatial, l’événement de référence en France est évidemment le salon du Bourget qui se tient tous les deux ans au nord de Paris.
Contrairement à d’autres domaines, la France dans ce secteur n’a pas été marginalisée, voire évincée par les salons de pays plus puissants ou plus dynamiques. Le Bourget est et reste le salon de référence de la profession.
Mais on a parfois tendance à l’oublier, la France compte aussi un autre grand salon où ce qui vole occupe également une place de choix : c’est le salon de la défense et de la sécurité, sorte de « mondial » de l’armement terrestre, nommé Eurosatory.
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