Lettre TBM n°46 —

Aviation de ligne : résultats janvier-octobre 2025 Part2

Face à une forte demande en avions nouveaux, premiers signes d’une forte reprise des livraisons d’Airbus + Boeing

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Points clés

La Demande en avions nouveaux demeure très forte :

  • En 2025, reprise des commandes après 2024, année maussade. L’effet Trump a dopé les prises de commandes.
  • Le carnet de commandes d'Airbus + Boeing a atteint de nouveaux records.
     

Face à cette forte demande, l’Offre en avions neufs, commence à montrer des signes de forte remontée :

  • Les livraisons 2025 d’Airbus + Boeing décollent à partir d’août.
  • Airbus semble en bonne voie pour atteindre son objectif de 820 avions livrés en 2025
  • Boeing a obtenu le feu vert de la FAA pour la montée en cadence du B737 de 38/mois à 42/mois
  • Au 2ème et 3ème trimestre 2025, les livraisons de LEAP sont en forte reprise, comparé au même trimestre de l’année précédente.
     

Ce retour sur la bonne trajectoire de reprise des deux avionneurs reste à confirmer.

Car le manque de visibilité sur les livraisons d’avions neufs conduit les opérateurs à une attitude de prudence en limitant les retraits d’appareils anciens. D’où le maintien d’une importante flotte immobilisée très supérieure au niveau de flotte stockée précédant la crise.

L’insuffisance d’appareils neufs livrés a aussi conduit à la hausse de l’âge moyen de la flotte active.

Aux difficultés de produire et de livrer des avions dont les raisons ont été maintes fois abordées dans la Lettre TBM se sont ajoutés les difficultés spécifiques moteurs.
 

Les difficultés moteurs étaient et sont de deux ordres :

  • La montée en cadence pour retrouver les niveaux pré-crise,
  • Et les problèmes techniques liés à l’introduction de nouveaux moteurs, quasi normaux dans le cas du LEAP, mais beaucoup plus problématiques en ce qui concerne le GTF.


La montée en cadence des moteurs semble en bonne voie. 

La nouvelle génération de moteurs a connu de nombreux problèmes techniques qui ont conduit à des interventions de maintenance et à l’immobilisation d’une partie de la flotte. Le moteur Pratt & Whitney GTF est particulièrement concerné : son taux d’immobilisation sur la famille A320 est considérablement plus élevé que les A320 motorisés par des LEAP.